Utopies télévisuelles
Vendredi 7, samedi 8, dimanche 9 juillet 2017 de 9h30 à 16h30 à Bruxelles, rue de Stalle 96 – 216 € - code 11579
Ronnie Ramirez
 
 
Ce séminaire de trois jours a pour objectif de prendre conscience de l’importance de l’influence de la télévision dans nos vies, de donner les clefs de compréhension de son fonctionnement et de porter à connaissance diverses expériences de réinvention télévisuelles.
 
 
Jour 1. Approche critique de la TV
La télévision n’est pas seulement un lieu à travers lequel circulent les messages, mais aussi un centre d’élaboration des messages. Elle constitue le lieu où se concrétise une mentalité qui, sans elle, ne saurait où se loger. C’est à travers l’esprit de la télévision que se manifeste concrètement l’esprit du nouveau pouvoir. La télé entre dans les maisons pour éduquer, enseigner à penser.
L’audimat, le système de mesure de l’audience, est devenu une dictature qui aujourd’hui, loin d’être abattue, n’est plus seulement le métronome des télévisions et de l’ensemble des médias, mais de toute la société. La fiction se confond avec la réalité et la médiocrité envahit la sphère de la vie sociale et politique.
Comment en est-on arrivé là ? Comment résister à ce lavage de cerveau permanent et de restituer un sens et une hiérarchie à ce que nous voyons ?
Nous procéderons à une analyse rigoureuse du fonctionnement et des fonctions des différents segments que constitue la télévision aujourd’hui : l’opinion publique, l’information télévisée, le passage à l’antenne.
 
Jour 2. La télévision, une technique de communication
Puisque le spectateur est éduqué par un langage, à partir de sa technique et de son  esthétique nous pouvons en deviner son économie et donc son idéologie. Aider à regarder ces images, à les désosser comme le font certains experts, nous semble aller dans le bon sens. Nous interrogeons donc le fonctionnement de ce langage par le biais d’une méthode simple mais systématique : Que me dit-on ? D’où me le dit-on ? Comment me le dit-on ? Qui le diffuse ? La méthode d'analyse proposée n'est ni universitaire ni purement théorique mais vise à déconstruire le langage audiovisuel. Il s’agit bien de dépasser une « lecture émotionnelle » liée au seul plaisir (ou déplaisir) de la consommation télévisuelle afin de s’approprier le fonctionnement du langage audiovisuel.
 
Jour 3. Une télévision qui s’inscrit dans son temps
A l’ombre de l’établissement globalisé d’un mode télévisuel, différentes expériences d’émancipation télévisuelles méritent d’être mis en lumière.
En effet, des collectivités, des cinéastes, des institutions d’État ont tenté chacun à leur manière, faisant un réel effort pour travailler sur les possibilités, les limites, et les stéréotypes de la télévision, de proposer un (nouveau) paradigme télévisuel. `L’aspect utopique étant de se battre contre une logique de masse implacable.
Nous aborderons également l’innovation apportée par la télévision participative, dont l’intérêt réside, comme son nom l’indique, dans la capacité de co-production des programmes par les téléspectateurs où les professionnels et les apprentis se partagent mutuellement leur savoir-faire.
Cette troisième journée permettra de se pencher concrètement sur les différentes expériences des groupes Medvedkine, du Kuxa Kanema au Mozambique, du Ciné-train en URSS, des télévisions participatives au Venezuela ainsi que celle de ZIN TV en Belgique. A travers elles nous en soulignerons leur apport sur le changement radical des codes télévisuels et de notion de service public, une interprétation alternative de la réalité sociale, l’élaboration d’une éthique de l’image et un souci de pluralisme.
Public :
Ce séminaire est destiné à un large public.
 
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Votre formateur :
 
Ronnie RAMIREZ
Il étudie le cinéma à l’INSAS (école de cinéma à Bruxelles). Opérateur puis chef opérateur pour des courts et longs-métrages, et des documentaires. Il réalise de nombreux films documentaires à travers le monde tout en participant à d’innombrables ateliers de formation d’initiation au cinéma tant à niveau d’écoles professionnels internationales que des structures d’éducation populaire en Belgique et dans les pays du sud. Les personnages de ses films sont tous confrontés aux changements de la société, donc des vies perturbées... Le travail de Ronnie Ramirez se caractérise par une démarche humaniste, de proximité et d’engagement social. Ses films (Prospérité sous terre (2013), Campus Kassapa (2010), Un monde absent (2004), Place Publique (2004), Palestine, ceux qui gardent la clef (2003), Les fantômes de Victoria (1999)) ont reçu de nombreuses reconnaissances et prix lors de multiples festivals internationaux.
Actuellement, il réalise encore des documentaires, tout en étant formateur chez ZIN TV et à l’INSAS. Parallèlement, il fait partie du comité de sélection des films documentaire pour la communauté française et à la SCAM.

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